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Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /Mars /2007 18:55
Georges Tony Stoll, constellations

 Exposition du 6 mars au 5 mai 2007

Vernissage le samedi 3 mars 2007.

On ne peut pas qualifier Georges Tony Stoll de « touche-à-tout » en dépit de l’incroyable diversité des médiums et des modes de création qu’il utilise. Cette multiplicité ne signale pas l’éclectisme d’un dandy mais un art des espaces intermédiaires. Ses œuvres ne nous conduisent vers aucun au-delà conceptuel, leçons de choses sur l’art et le monde. Elles ouvrent des failles, entre elles et en elles-mêmes, espaces de circulation, de vision, d’action et de réflexion, dans lesquelles les tensions et les contradictions mises en place par l’artiste ne tendent pas vers leur solution mais sont maintenues dans leur efficacité. Un art de l’écart, donc, dans lequel importent les relations entre les hommes et entre les choses.

Dans SPACE COWBOYS-2006, série de grands dessins aux pastels, des formes qui semblent engagées en un devenir, dont la couleur s’échappe et vibre à la surface du papier, autrement dit des formes en cours d’échappée, sont malgré tout – puisque c’est de dessin dont il s’agit – saisies dans un instant d’immobilité. Les formes sont emprisonnées dans l’espace de la feuille – leur devenir sans doute mu par le désir – et pourtant témoignent de leur absolue liberté. On n’emprisonne qu’un être libre. Ces formes étranges et innommables, jamais tout à fait ceci ou cela, il y a un ET qui les fait filer dans l’espace intermédiaire, le plan infini du dessin que l’on ne peut représenter et restera définitivement invisible. L’essentiel, d’ailleurs, ne se joue pas dans ce que l’on voit mais dans tout ce que l’on ne voit pas, tous les possibles irreprésentables que l’art, peut-être, nous permet d’imaginer. L’essentiel est ce qu’on ne verra pas : ces formes filent à toute vitesse.

Dans IMAGES-VOIX-2004, nous trouvons une pièce nue éclairée d’une aveuglante lumière blanche et des haut-parleurs qui diffusent la voix d’un homme décrivant une succession d’images, glissant parfois de la description pure à l’amorce d’un commentaire. Programme expérimental de synésthésie, IMAGES-VOIX-2004 propose de voir avec ses oreilles.

Sur la photographie HOMME PRESSE-2007, se produit une étrange division et duplication. Deux photographies accolées reconstituent un torse et échouent dans cette tentative. L’homme sans tête et aux deux nombrils, une de ses mains ouverte et calme, l’autre poing serré, ne parvient pas à se réunir. L’opération donne naissance à une sorte de monstre, soit un être aberrant, c’est-à-dire présentant des caractères rares. Ici l’addition crée une possibilité de démultiplication à l’infini. Quelque chose se passe dans la suture, suivant la ligne qui découpe ce corps et en unit les deux faces, non réconciliées.

C’est un art du ET qui, à la fois, divise, rassemble et démultiplie. Le ET qui pulvérise les démonstrations des professeurs de l’art. L’art de Georges Tony Stoll affirme qu’il n’est pas l’endroit des démonstrations, des thèses, des principes et des édits. Il désigne plutôt l’endroit d’un désordre volontaire, conscient et organisé, qui peut se renverser immédiatement en un ordre arbitraire et fantaisiste, à l’image d’un jeu ou d’une constellation. Une constellation s’invente en projetant des figures sur le désordre du monde et en les nommant. Image du dessin sur le plan infini du ciel déjà utilisée par Julio Gonzalez, la constellation permet de désigner l’art de Georges Tony Stoll comme un jeu sérieux qui se déploie dans le monde par l’invention de règles nouvelles. Il serait alors par excellence l’endroit de la communication : un art sans école, sans professeurs et sans élèves, plutôt une communauté d’hommes libres.

 

Homme pressé, 2007

Histoire Aléatoire, 2006

 Sans titre (Paris-New York), 1988

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Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /Mars /2007 18:09

Contrepoint III - de la sculpture

exposition du 05 avril au 25 juin 2007.

Elisabeth Ballet

Gloria Friedmann

Claudio Parmiggiani

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Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /Jan /2007 12:46

Elisabeth Ballet

Sept pièces faciles

LE GRAND CAFÉ, Saint-Nazaire

Centre d'art contemporain

 

Vernissage le mercredi 7 février 2007 à 19:00

 exposition du 8 février au 22 avril 2007

Poursuivant son exploration des différentes pratiques contemporaines de la sculpture, le Grand Café invite Elisabeth Ballet du 8 février au 22 avril. Reconnue comme une artiste importante de sa génération, le centre d’art l’invite pour un projet personnel d’envergure totalement inédit.

Regarder vers le haut, voir au loin. Au Grand Café, les propositions d’Elisabeth Ballet opèrent un dépassement de l’architecture ; le lieu devient un matériau travaillé par la sculpture. Les sept pièces qui composent l’exposition, fonctionnent comme un ensemble de combinaisons, de jeux de langage où l’idée du dédoublement et de la répétition est à l’œuvre. Elles évoquent l’effort, et renvoie à l’univers du travail (manuel, industriel, intellectuel), mais aussi à son pendant, l’oisiveté, la rêverie telles des métaphores du processus de création.

 Rencontre avec Elisabeth Ballet et Elisabeth Lebovici,

critique d’art, ancienne journaliste à Libération. Entrée libre. Dimanche 11 mars à 15:00

 L’exposition vue… par Catherine Millet,

critique d’art, écrivain, directrice de la revue Art Press. Entrée libre. Dimanche 1er avril à 15:00

 LE GRAND CAFE l Centre d'art contemporain

Place des quatre z'Horloges I 44 600 Saint-Nazaire I FRANCE

T + 33 (0) 2 40 22 37 66 I F + 33 (0)2 40 22 43 86 I grand_cafe@mairie-saintnazaire.fr

www.grandcafe-saintnazaire.fr

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